J’ai déjà parcouru presque 1000 km sur la Route 66 à vélo. Mon vélo est resté là‑bas, sur la route, et je dois le reprendre après le match.
Aujourd’hui, j’ai pris l’avion de Phoenix jusqu’à Atlanta pour assister au match de l’équipe du Maroc mercredi soir. Depuis le hublot, je voyais le désert. Il me fait toujours réfléchir, et je me dis que j’ai de la chance d’avoir la santé pour faire ce voyage.
À l’arrivée à Atlanta, j’ai pris un taxi. Comme par hasard, le chauffeur était un monsieur d’origine haïtienne, installé ici depuis plus de 40 ans, avec des enfants. Il parlait un peu français. On a parlé du match.
Il m’a dit : « Nous, on n’est pas une grande équipe, on apprend. »
Je lui ai répondu : « Toutes les équipes ont commencé un jour toutes petites. »
En ville, j’ai rencontré la diaspora marocaine qui vient du monde entier. La plupart viennent du Maroc pour supporter l’équipe. Tu me connais : j’ai toujours les chaussures prêtes à marcher et l’oreille ouverte pour parler avec les gens. J’ai pris quelques photos souvenirs avec des familles et des femmes qui soutiennent l’équipe.
Vers huit heures, mardi soir, j’ai préféré rentrer et dormir tôt. Le voyage n’est pas terminé. Demain, c’est le match de l’équipe nationale, les Lions de l’Atlas. On va peut‑être voir un bon match, une victoire, et j’aurai peut‑être l’occasion de voir les joueurs. Ça me donnera de l’énergie pour continuer mon aventure jusqu’à New York et reprendre mon vélo sur la Route 66.
