Après une journée sans rouler, j’ai récupéré mon vélo entièrement révisé. Le mécanicien, ancien cycliste professionnel, a été très gentil : pneus neufs, réglages précis, tout était prêt.
Je suis reparti vers midi sur la Route 66. Les paysages du Nouveau-Mexique changeaient sans arrêt : montées longues, descentes rapides, plaines ouvertes sous un ciel immense. Malgré l’effort, j’étais heureux de reprendre la route.
En pédalant, j’écoutais le match de l’Allemagne, puis celui du Maroc.
Vers vingt heures, j’ai installé ma tente. La nuit tombait vite, mais une pleine lune s’est levée, éclairant la plaine comme une lampe posée sur le monde. Quand le Maroc a gagné, sa lumière semblait accompagner la victoire, comme si la lune elle-même célébrait avec moi.
Seul au milieu de la nature, j’ai partagé cette joie avec les rochers, la plaine silencieuse et le ciel clair.
J’ai bien dormi sous cette lune brillante, et le lendemain, j’ai continué ma route à travers le Nouveau-Mexique, avec la même énergie que l’équipe du Maroc.
