Ce soir, j’ai atteint Palmer Heights, en Pennsylvanie, sur mon parcours entre Los Angeles et New York. À mon arrivée dans la ville, mon pneu a commencé à se dégonfler. J’ai sorti mon portable pour chercher un hôtel, mais avant d’y parvenir, un cycliste américain en gravel bike s’est arrêté près de moi. Il croyait que j’étais perdu et m’a posé des questions pour m’orienter. Je lui ai expliqué que j’avais un problème avec ma roue et que l’hôtel était à environ trois kilomètres. Alors, j’ai regonflé mon pneu et nous sommes partis ensemble jusqu’à l’hôtel. Là, ils m’ont donné une chambre et nous avons pris une photo pour marquer ce moment. Merci à ce monsieur pour son aide précieuse.
Une fois installé, j’ai réparé mon vélo dans la chambre, puis je suis sorti manger chez McDonald. J’avais demandé de l’eau, mais on m’a servi un immense verre de Coca-Cola, presque un litre. Après avoir expliqué que ce n’était pas ma commande, ils l’ont remplacé par une petite glace. Ce geste m’a fait sourire, comme une petite fête avant d’approcher New York. Dans un autre magasin, j’ai pris un yaourt, et j’ai encore observé cette liberté vestimentaire des Américains : chacun s’habille comme il veut, sans jugement. On peut entrer dans un magasin en pyjama, en babouches ou avec un béret, et personne ne te regarde de travers. Dans les files d’attente, chacun garde sa place et respecte la distance. Ce respect est une leçon.
Palmer Heights est une petite ville typique de Pennsylvanie, marquée par ses maisons décorées de drapeaux américains. Ces drapeaux, parfois numériques, rappellent combien les habitants sont attachés à leur identité et à leur pays. Ce soir, je dors dans une chambre simple mais accueillante, heureux d’avoir trouvé un toit après les péripéties de la journée. Peut-être que demain ou après-demain, j’atteindrai enfin New York.
Les Américains s’habillent comme ils en ont envie, et personne ne juge les autres. Ce voyage entre Los Angeles et New York prend une dimension particulière à l’approche de la Coupe du Monde 2030, organisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal. Mon parcours est aussi une manière de célébrer cet événement mondial, en reliant deux grandes villes américaines tout en portant dans mon cœur l’espoir et la fierté du football marocain.
