Aujourd’hui, c’était la journée la plus chaude depuis le départ. J’ai parcouru 65 km sous une chaleur écrasante. À 13h, je me suis arrêté à l’ombre, mais le vent était brûlant et il était impossible de se reposer.
Ce soir, je dors sous un pont, sur la Route 66. Le sol est envahi de fourmis rouges : je dois monter la tente très lentement et très proprement, sinon elles peuvent tout envahir. Heureusement, la moustiquaire me protège. Aujourd’hui, je n’ai vu qu’une seule personne : un motard qui parlait français. Il s’est arrêté juste le temps de me demander si tout allait bien, puis il a repris sa route. Demain, je continue vers l’est. Il y a un café à 30 km, où je pourrai acheter de l’eau avant de reprendre la route. La prochaine ville est à 170 km, alors chaque point d’eau compte. Je reste vigilant : il ne faut surtout pas qu’un orage éclate dans cette zone désertique.
Côté football, demain c’est Maroc – Brésil : Allez le Maroc !
Aujourd’hui, j’ai écouté la victoire du Mexique et le match nul du Canada. Même ici, au milieu de nulle part, le football rapproche les gens. Chaque jour, je croise des personnes bienveillantes. Même dans ces immensités, l’humanité existe partout.
