Los Angeles → New York. À vélo. Ça se mérite. Aujourd’hui : 160 km en 12 heures.
Je suis officiellement rentré dans l’Oklahoma. J’ai traversé des plaines immenses. Des lignes droites à l’infini. Des vaches, des chevaux, et cette chaleur qui ne m’a pas lâché d’un mètre. Elle tape, elle aveugle. attaquer par des chiens aujourd’hui. En écoutant le Tour de France : les premiers ont fait 180 km en 3h56. Moi il me faut 12h pour 160 km. Chacun son rythme. Chacun son combat.
Sur la route, un policier de l’Oklahoma s’est arrêté. Il m’a donné 3 petites bouteilles d’eau. Puis 3 voitures se sont arrêtées aussi. Des américains. Encore de l’eau. Pour boire, pour m’arroser. Ça me permet d’avancer. Merci à tous. La gentillesse, je la retrouve partout. C’était pareil sur la Route de la Soie, dans le désert de Mongolie en 2024. J’ai fait 150 pays : les gens sont gentils partout dans le monde.
Et puis le miracle. En arrivant à Weatherford, l’orage. La pluie. Je suis à l’abri dans un motel sur la Route 66. Encore une belle journée.
Weatherford et la région : Ici on est au cœur de l’Oklahoma, terre des grandes plaines. Weatherford a été fondée en 1898 avec l’arrivée du chemin de fer. C’est une ville universitaire et agricole. Toute cette région a été marquée par la "Ruée vers la Terre" de 1892 et plus tard par la Route 66, "The Mother Road", qui a fait vivre ces villages pendant des décennies. Aujourd’hui on trouve ici des champs de blé, de l’élevage, et l’esprit du Far West : direct, solide, humain. Demain je repars. L’Amérique ça se mérite.
Rencontres avec des gens sympas. Il faut que je dorme, il faut que je récupère.
Pour finir, une pensée :
"La route ne rend pas fort. Elle révèle ceux qui le sont déjà"
